Il n'y a personne
Ils ont le droit de parler, ils ont le droit de parler fort.
Ça me gêne, tant pis pour moi et pourtant je suis dans la pièce du fond.
Je n'ai rien à dire, je n'ai rien à leur dire. Comment ne puis-je pas penser dans le bruit, je le faisais autrefois.
Les petites phrases de cette nuit se sont évanouies à croire qu'elles n'étaient pas importantes.
Je suis revenue chez mon mari ( plus que chez moi ) humblement en disant que tout allait peut-être recommencer, ce désir fou de partir, de quitter ce mariage sans attendre deux ans dans trente cinq mètres carrés.
On verra ce qui est supportable, ce qui est épanouissant ou asservissant.
Ailleurs, il n'y a rien et personne pour m'aider, c'est ce que j'ai constaté. Des impossibilités.
Mais ce n'est rien, mon père blessé était seul au milieu des obus qui tombaient sur le champ de bataille.