Souvenir de guerre
Le souvenir est précis, l'image est absente, heureusement car je ne le supporterai pas. Ce n'est pas un rêve, ce n'est pas une imagination, ce n'est pas une fabulation, cette chose a bien existé, c'était une arme braquée sur moi. Peu importe la personne qui tenait cette arme, peu importe si l'arme était chargée ou non, peu importe le fait que je n'avais pas d'échappatoire s'il avait tiré, peu importe le lieu et les circonstances.
Alors faut-il s'étonner si parfois je panique pour rien, devant un récit concernant une malade que je ne connais pas, devant des récits de déchéance de personnes âgées que je connais, devant des gestes et des paroles violentes, devant des morts prématurées, devant des violences policières et ...
J'ai eu peur et parfois j'ai encore peur, alors que la situation n'a rien d'alarmant ou de dangereux.
J'ai fait aussi le lien avec la phrase si connue et si bizarre " Tirer un coup " Parfois la violence est là aussi et le passé ressurgissant (rarement) handicape le présent. J'écris cela parce qu'avec vous je me sens en confiance.
Je ne parlerai pas de l'analyse, je la crois violente.