Mon père
J'étais heureuse de n'être pas raisonnable, de contrecarrer ma mère qui ne jurait que par les choses raisonnables.
" Faire ce que je veux " cela n'avait rien de raisonnable mais je me donnais mes propres limites, mes propres raisonnements, pas ceux de ma mère ou de ma soeur.
Je voulais résonner comme faisais mon père, résonner dans le silence du crépuscule, l'instant où il prenait son temps de repos, l'instant où il écoutait les résonnances de la nature, l'instant où naissaient à notre vue les étoiles !
Personne ne connaissait la musique dans la famille, personne ne jouait d'un instrument, mais mon père entendait-il une musique pour être si silencieux. Puisqu'il était un peu sourd, ce devait-être une petite musique intérieure qu'il recherchait...
Une petite musique que je n'entends pas, une petite musique comme le vent dans les branches de peupliers, une petite musique comme le pépiement d'un petit oiseau.
Dans le silence du crépuscule, il n'y avait que le souffle de la brise !