13 janvier 2011
J'étais sa fille
Mon père était souvent aux champs mais le soir je le retrouvais. Souvent assis, à côté de la maison, c'était des retrouvailles de silence, quelqu'un qui m'aimait, quelqu'un qui me comprenait, sans parole, sans embrassade.
C'était mon père qui me donnait le courage de vivre malgré la communication silencieuse.
C'était mon père qui me permettait de rêver en un avenir.
C'était mon père qui sans rien dire, me redonnait confiance en moi, il ne me critiquait jamais.
Plus tard, à la demande de ma mère, il dû élever la voix et promettre des sanctions si je ne lui n'obéissais pas.
Allez savoir, si ma difficulté de communication verbale ne vient pas de cette époque ?
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