Du ménage... du ménage ...
La jeune fille ou la vieille fille a trouvé du travail à la clinique.
Du ménage, du ménage, du ménage, éreintant, horaires coupés.
Des sonnettes pour ranger des fleurs, comme si nous avions le temps de faire des bouquets.
Devant les exigences patronales, la révolte larvée des ouvrières...
14 heures, l'heure de la détente, toutes les femmes de ménage dans la chambre 17 ; que fais-t-on ? on rit, on discute, on surveille que personne ne nous voient. Et moi, je ne comprends pas ce manque de conscience mais cette heure non donnée et prise de force !
Tout à l'heure, l'équipe du matin sera partie et nous l'équipe du soir nous devrons mettre les bouchées doubles pour préparer les chambres des nouveaux entrants.
On restaure la clinique, me retrouvera-t-on une chambre ?
La chef m'accompagne :" Vous dormirez ici ! "
- Je n'en veux pas.
Comment ? dans la réserve à coton, sans fenêtre, avec un petit hublot sur le toit.
Vais-je coucher à la rue avec les 300 francs qui me reste quand j'ai payé ma nourriture, où vais-je me loger ?
La lingère m'a trouvé une chambre chez une grand mère, merci !
Et j'économise pour partir en Italie !