21 janvier 2011
Mon frère
Tu mettais l'oreiller sur ma tête, j'étais sans défense et toi tu étais mon frère ; tu attendais que je me débatte, que je suffoque pour enlever cet oreiller dangereux.
Tu me tapais quand les parents étaient absents et pourtant tu étais mon frère. J'avais peur de toi, mon corps te craignais.
La mère était en admiration devant ce grand garçon si intelligent, si habile !
Tu es tombé malade, ma mère parlait de toi à temps et à contre temps, elle a dit :
" J'aurai préféré qu'on me le ramène mort plutôt que délirant "
Je n'existais pas, toi seul avait droit à son amour, à sa pitié.
Tu m'as volé ma mère, tu as volé sa tendresse. Elle a nié ma vie, elle a nié mon corps.
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