Le feu couve
Le feu ne voulait plus couver sous la cendre. On a dit : " Partons il est éteint "
Comment ce vainqueur de l'humanité est-il englouti sous cette cendre chaude ?
Il rampe, il se trémousse, il a besoin d'air il s'étouffe ; juste un bon courant d'air et il repartirait victorieux.
Il attend, il espère, qui lui rendra l'énergie de sa jeunesse et cette beauté qui attire, réchauffe, éclaire. Dans le noir, sous la terre, il ne peut vivre; dans l'enfer, loin de sa mère, il ne peut s'allumer.
Et cette pluie qui suit la rigole et menace de l'inonder ! Non, il ne cédera pas, se cachera-t-il sous le plastique, se traînera-t-il sous la pierre ? il ne sait, il attend son père le soleil qui va le réveiller.
La radio à annoncé , au petit jour il fera chaud, la pluie cessera, la bise soufflera.
Longues sont les heures qui s'égrènent tristement en attendant l'aube, il craint pour sa vitalité, il s'épuise, reste-t-il quelque chose qui ne soit cendre ?
La bise glaciale s'est levée brusquement, fini l'eau ennemie. Tout se déssèche et il se ranime. Il a retrouvé une étincelle cela suffit !
( 2003 )